Compléments d'informations
&
Erratum

 


La perfection n'est pas de ce monde

malheureusement notre travail n'échappe pas à la règle !

 

Cette page est ouverte pour vous informer des compléments d'informations dont nous avons connaissance et pour corriger toutes les erreurs importantes que nous aurions laissé passer.


Compléments d'informations


À propos du Cheik n° 21 dont l’historique est mentionné en page 66, nous avons reçu des informations et des précisions capitales issues des archives de Londres via un correspondant anglais.

Contrairement à ce que nous avions supposé, mais pas affirmé, le Cheik n° 21 n’a jamais été à Sainte-Hélène. Tout d’abord, ce cheval avait 19 ans en 1815 ce qui écarte toute idée de lui faire supporter un tel voyage de France à Sainte-Hélène pour le seul plaisir de Napoléon exilé.
D’autre part, des sources anglaises nous apprennent que le dernier Scheik de Napoléon est acquis auprès de Lord Charles Somerset, gouverneur de la colonie au Cap. Ce cheval était de petite taille et, le seul à Longwood, pouvant être monté par l'Empereur en 1819-1820 à cause de la corpulence de celui-ci. En fait, c'était plutôt un cheval pour femme (Mme Bertrand l'aurait pris si Napoléon ne l'avait pas gardé pour lui-même) et il appartenait à la fille de Lord Somerset.
Ce cheval gris portait le nom de King George mais il fut rebaptisé, et on comprend bien pourquoi, par Napoléon le Scheik probablement à cause de sa ressemblance avec le Cheik de son Équipage de selle en France.
Les archives de Londres conservent la transaction faite pour acheter le cheval de la fille de Lord Somerset. Et plus précisément, c'est ce même cheval qui est mentionné exactement dans le rapport d'Hudson Lowe à Lord Bathurst rendant compte de la cérémonie des funérailles. Ce document en date du 26 mai 1821 comprend plusieurs articles dont le suivant concernant les chevaux de Longwood :

[...] 7. Les chevaux, douze au total, ont été achetés à différents moments pour cet établissement. Il y en a un d'entre eux qui fut obtenu auprès de Lord Charles Somerset et qui fut le seul que le général Bonaparte monta dernièrement. C'est le même qui accompagna, carapaçonné, le corps à la tombe. Il lui avait donné le nom de Scheik. [...]

Lowe Papers 20133, lettre nº378 - British Library, Londres.




Cela nous amène à penser que le fameux Vizir dont le baron Gourgaud nous dit qu'il fait partie des chevaux de Longwood est peu probable. En effet, tout comme pour le Cheik n° 21, le Vizir n° 42 a 22 ans en 1815, il est donc peu vraisemblable qu'il soit emmené à Ste-Hélène.

Il s'agit, en tout état de cause, d'un autre cheval faisant partie des chevaux achetés au Cap et baptisé le Vizir en souvenir de l'illustre coursier qui avait accompagné Napoléon dans tant de campagnes.
Il reste encore à découvrir la liste des chevaux achetés au Cap pour le service de Napoléon dans les archives anglaises. Nous aurions enfin la clé d'un mystère qui reste entier !

Une autre erreur s'est malencontreusement glissée dans notre ouvrage et celle-ci m'a été révélée par un ami vivant au Mexique... Et oui, le livre est présent à Mexico !!!
Il s'agit du cheval nommé le Fringuant que nous avons donné comme faisant partie des chevaux de Napoléon présents à Ste-Hélène à la page 268. Il ne peut s'agir du Fringant n° 637 du registre car celui-ci est mort à Blois en avril 1814 (voir page 126).
Nous avions trouvé cette information d'après Frédéric Masson dont nous savons qu'il n'a pas consulté l'ensemble du registre, et pour cause.
Par contre, il se peut qu'il ait eu accès à un document d'archives que nous n'avons pas découvert et qui démontrerait la présence d'un cheval nommé le Fringuant parmi les chevaux de Longwood, cheval venant lui aussi du Cap tout comme son congénère le Scheik dont nous avons pu retrouver l'origine.
Cela semble peu probable, mais on en revient à la nécessité de trouver dans les archives anglaises la liste des chevaux achetés au Cap qui nous permettrait de lever le voile sur le mystère des chevaux de Longwood...




Nouveaux éléments à propos de la :


Communication au lecteur

Quelques portraits de chevaux ainsi qu'une assiette du service de Napoléon n'ont pas pu être retrouvés :
- Le Subtile et le Fayoume par Pierre Martinet peints en 1806.
- Le Sara sur une assiette par Jacques-François Joseph Swebach peint en 1808.
- Le Favori, le Gisors, le Harbet, l'Hyppogriffe et le Lowka par Emile Jean Horace, dit Horace Vernet peints en 1813.
- Le Curde, le Gessner, le Sagonte et le Wurtzbourg par Alexandre-Ivanovich Sauerweid peints en 1813.
Il semble qu'un recueil de gravures*, reprenant les vingt-quatre portraits de chevaux exécutés par Horace Vernet et Alexandre-Ivanovich Sauerweid, ait été réalisé dans les années 1880-90 sous le titre « Collection des chevaux de Napoléon 1er et des diverses célébrités ». 
Trois de ces gravures ont été retrouvées et sont présentées dans cet ouvrage : 
le Curde, le Tamerlan et le Wagram.
Nous remercions vivement par avance toute personne qui pourrait nous permettre de localiser une ou plusieurs de ces œuvres.

* Je viens de découvrir, dans une collection privée, un album et non un recueil de six reproductions de photographies de tableaux de cette collection et ces photographies ont été réalisées en 1895 en souvenir de l'exposition rétrospective aux Champs Elysées.
Ces six tableaux ont été confiés à cette exposition par le duc de Vicence, probablement le fils du Grand écuyer. On y découvre les portraits du Tamerlan, du Wagram, du Vizir et du Aly dont nous avons pu retrouver les oeuvres originales présentées dans notre livre.
Par contre, il y a aussi un tableau représentant un attelage à deux russe appelé Drosky et les chevaux portraiturés sont le Lowka et le Favori. Le premier est un gris et le second un alezan, donc nullement celui que nous supposions en page 113 de notre ouvrage. Ces deux chevaux sont désignés comme ayant été offerts au Grand écuyer par le Tsar Alexandre 1er de Russie, il ne s'agit donc pas de chevaux de Napoléon, mais de chevaux de Caulaincourt dont il aura demandé les portraits en même temps que ceux de Napoléon
. C'est pour cette raison que je n'ai pu les retrouver dans le registre et que je les avais mis dans le chapitre Les absents du registre page 252.
Un autre cheval est probablement dans le même cas, il s'agit du Calvados présenté à cette même page 252 et dont je n'ai pu trouver l'existence dans le registre et pour cause, c'est là aussi un cheval de Caulaincourt portraituré par Horace Vernet.
Tout ceci tant à démontrer que cette fameuse collection de portraits de chevaux commandée par Armand de Caulaincourt comprenait des chevaux de Napoléon, mais aussi des siens dont il souhaitait conserver le souvenir.


 


Erratum


Mon ami Gérard Bourlier, cavalier reconstitueur au 2ème Régiment de dragons en Belgique, m'a informé d'une confusion faite à propos de deux chevaux porteurs du même nom dans le registre le Turckmen .
Le
Turckmen n° 138 page 244 et l'Incassan surnommé le Turckmen n° 944 page 150.
Le premier est versé au Ministère de l'intérieur le 25 janvier 1809 et n'a donc pas pu faire la campagne de Russie de 1812.
Par contre le deuxième est transféré à ce même organisme à son retour de cette funeste campagne en avril 1813, ce qui est logique.
Nous savons que c'est le surnom qui prime dans les écrits d'époque, donc lorsque le manuscrit des archives Caulaincourt nous indique leTurckmen monté par Napoléon en Russie, il s'agit bien évidemmnent de l'Incassan surnommé le Turckmen et non le premier qui ne fait déjà plus de l'Equipage de selle depuis son transfert au haras en 1809.

Il faut donc lire pour ces deux chevaux :

L'Incassan - N° 944
Entier barbe. Gris sale, ladre entre les naseaux et à la lèvre postérieure, tous crins - 1,39 m. Offert par M. Dausin, consul général de France à Tunis, il entre à l'Équipage de selle le 1er juillet 1810, à l'âge de 9 ans. Surnommé le Turckmen. Ce cheval a du train, beaucoup de sûreté dans les jambes, mais un peu maussade à mener, parce que sa tête est mal attachée. Il a aussi trop de ganache. Le 24 juillet 1812, l'Empereur le prend à Biechenkovitchi pour faire une reconnaissance sur la rive droite de la Duna. Le 2 août, à Vitebsk, nouvelle reconnaissance avec Napoléon à 6 h du soir. Ils passent la rivière, remontent la rive droite jusqu'à 2 lieues sur la route de Polotsk, Napoléon visite les fours de la ville et rentre à 9 h et demie du soir. Le 28, l'Empereur quitte le château de Rouibkoï avec ce cheval qu'il remplace, plus tard, par le Roitelet pour se rendre à Kneghinkino. Le 2 octobre suivant, Napoléon monte sucessivement ces deux chevaux à Moscou, pour une sortie à l'intérieur de la ville. Passé au Ministère de l'intérieur le 20 avril 1813.

Le Turckmen - N° 138
Entier arabe. Gris pâle, ladre truité aux lèvres, tous crins - 1,52 m. Offert par Son Excellence l'ambassadeur de La Sublime Porte, il entre à l'Équipage de selle le 28 vendémiaire an XII (21 octobre 1803), à l'âge de 5 ans. Entré au haras impérial de Saint-Cloud, il effectue trois saisons de monte en Normandie de 1806 à 1808 et se retrouve dans le Limousin. Donné au Ministère de l'intérieur le 25 janvier 1809.


 

 

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